Samedi 16 Décembre 2017 - Document sans titre Sainte Adélaïde Document sans titre



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"Soyez miséricordieux comme votre Père Céleste est miséricordieux" (Luc 6, 36)
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  • Sa Sainteté le Pape François a accepté ce 12 octobre 2017, la démission de Son Excellence Mgr Marie-Daniel DADIET, qui avait demandé à être relevé de la charge pastorale de l'Archidiocèse de Korhogo, pour raison de santé. Le Saint Père nomme S.E Mgr Ignace BESSI Dogbo, Evêque de Katiola, Administrateur Apostolique de l'Archidiocèse de Korhogo.

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Sacrement

Eucharistie

L’Eucharistie, source et sommet de la vie chrétienne

Les données de la Bible

Le dernier repas de Jésus avec ses disciples

Chaque fois que nous participons à la messe, nous reprenons les gestes du dernier repas de Jésus, comme il l’a ordonné à ses disciples de le faire.
Le texte le plus ancien sur la Cène est celui de Paul, vers 55 : I Cor 11, 23-25. Cet événement est rapporté aussi par Matthieu (26, 26-29), Marc (14, 22-25) et Luc (22, 14-20). Quant à Jean, il a préféré retenir le lavement des pieds, le geste de Jésus qui donne le sens de l’eucharistie (Jn13, 1-16).
Il s’agit d’un repas d’adieu, dans l’ambiance de la fête pascale juive, où Jésus donne la signification de sa mort prochaine et à laquelle il veut faire participer les siens. Lors de ce repas, Jésus prend le pain, prononce la bénédiction, le rompt et le partage aux disciples en disant : «Ceci est mon corps livré pour vous». Par sa mort, Jésus se donne comme un pain nourrissant et partagé. À la fin du repas, prenant la coupe de vin, il prononce l’action de grâce et la distribue en disant : «Ceci est le sang de l’alliance, versé pour la multitude». Sa vie donnée jusqu’au bout, comme la coupe de vin que nous buvons, établit pour de bon l’alliance nouvelle de Dieu avec toute l’humanité et nous apporte la joie du salut. «La veille de sa passion», Jésus fait connaître et livre son «testament» : un testament fait du don de son corps et de son sang, laissés en nourriture et en boisson.
La mort et la résurrection de Jésus sont des événements survenus qu’une seule fois. Alors Jésus met ces événements de salut en forme de rite, en disant aux disciples : «Faites ceci en mémoire de moi». C’est pourquoi l’Église a toujours tenu à refaire les gestes du dernier repas de Jésus.
Le récit des pèlerins d’Emmaüs (Lc24) rapproche clairement la présence et la manifestation du Ressuscité à la fraction du pain. La pratique de l’eucharistie constitue l’arrière-fond de ce récit où le cœur des disciples «brûle» au rappel des Écritures et où leurs yeux s’ouvrent et reconnaissent Jésus ressuscité à la fraction du pain.

Les premières assemblées «eucharistiques»

Dans les écrits du Nouveau Testament, les deux seules expressions pour dire ce que nous appelons la messe sont le «repas du Seigneur» (I Cor 11, 20) et la «fraction du pain» (Ac2, 42. 46; 20, 7). Par ces actions, accomplies dans les maisons lors de repas, les chrétiens prennent conscience de leur identité comme disciples de Jésus ressuscité qui leur est toujours présent et agissant.
Qui préside ces célébrations ? Les écrits du Nouveau Testament n’apportent pas de réponse claire à cette question. Mais très tôt, la présidence semble être assurée par celui qui est le responsable de la communauté et qui assure la continuité avec les Apôtres : l’évêque et les presbytres.
Le terme «eucharistie», appliqué à ce que nous appelons la messe, se trouve la première fois chez Ignace d’Antioche vers 110 et chez Justin vers 150. Quant au mot «messe», il vient du latin «missio», qui rapporte la formule de renvoie à la fin de la célébration. Vatican II et les liturgistes contemporains privilégient le terme «eucharistie» qui veut dire «action de grâce».

La célébration liturgique de l’Eucharistie

Depuis les origines, on retrouve les mêmes éléments dans la célébration de l’eucharistie : une assemblée présidé par l’évêque ou un prêtre, la proclamation de textes de l’Écriture, la prière d’action de grâce sur le pain et le vin, la communion. La façon de célébrer varie selon les cultures et ainsi l’Église a toujours maintenu une diversité de rites, dont l’un est le rite latin. Vatican II a réalisé une réforme du rite latin qui était en vigueur depuis Pie V à la suite du concile de Trente (1566-1572) : l’emploie des diverses langues, la participation plus active de l’assemblée, de nouvelles prières eucharistiques, la célébration face au peuple, un vaste choix de lectures bibliques, la communion au calice dans certaines circonstances.
La célébration comprend deux grands moments : la célébration de la Parole et la célébration de l’eucharistie. Vatican II parle des deux tables : «L’Église ne cesse, surtout dans la Sainte Liturgie de prendre le pain de vie sur la table de la Parole et sur celle du Corps du Christ pour l’offrir aux fidèles».3 La célébration commence par un rite de rassemblement afin de former une assemblée qui met sa foi en Jésus Sauveur et elle se termine par un rite d’envoi, qui est une invitation à vivre dans le concret de la vie ce que nous venons de célébrer.
La célébration de l’Eucharistie est beaucoup marquée par le culte des Juifs au temps de Jésus. La liturgie de la Parole reprend la liturgie de la synagogue, faite de proclamation de textes bibliques, de leur actualisation par l’homélie, du chant des psaumes et de prières de louange. La prière eucharistique s’inspire des prières d’action de grâce des repas juifs. Lors de notre célébration, nous rendons grâce à Dieu le Père, grâce à l’Esprit Saint, pour ce qu’il a accompli pour nous dans la mort et la résurrection de Jésus.
Durant toute la célébration, il est important de nous rappeler que l’eucharistie est une action du Christ ressuscité qui se déroule dans le cadre d’un repas. Le Christ, celui qui nous reçoit, nous adresse sa parole; nous l’écoutons et nous répondons par le psaume, nos amen, nos prières. Le pain et le vin que nous apportons sont les produits de la terre et de notre travail. Ils ont une riche signification symbolique. Or le Christ les transforme en son Corps et son Sang par la puissance de l’Esprit. Puis il nous les redonne afin que nous devenions ce que nous avons reçu. Il est important de retenir qu’il a choisi du pain et du vin, une nourriture à manger et une boisson à boire.
L’eucharistie n’est pas une simple cérémonie religieuse, mais bien un sacrement de l’Église, c’est-à-dire une action du Christ ressuscité qui se rend présent et agissant pour nous. C’est ce mystère que la liturgie nous fait vivre. Si nous n’acceptons pas ce «mystère de la foi», la célébration de l’eucharistie, même si elle se déroule avec de beaux chants et des rites soignés, sera toujours monotone à la longue. C’est la foi qui rend la célébration authentique vivante et toujours nouvelle.
L’Eucharistie est «la source et le sommet de la vie chrétienne et ecclésiale».4 Elle rend réellement présent le Christ, Sauveur de l’humanité. L’Église fait une obligation sérieuse aux fidèles de participer à la célébration eucharistique du dimanche, le jour du Seigneur. Cette recommandation, on peut déjà la retrouver dans un document du 3e siècle : «Que le peuple se réunisse et que personne ne diminue l’Église en n’allant pas à l’assemblée et ne prive d’un membre le corps du Christ» (Didascalie des apôtres, 59, 1). Ainsi nous comprenons mieux que notre présence à la célébration de l’eucharistie n’est pas une simple obligation, mais une exigence profonde de notre vie chrétienne. Dans les paroisses où, faute de prêtre disponible, il est impossible de célébrer l’eucharistie chaque dimanche, l’Église recommande que la communauté chrétienne locale célèbre cependant le jour du Seigneur, notamment en se rassemblant pour une célébration de la Parole et, selonl’opportunité, par la communion eucharistique. Il s’agit d’une ADACE, une assemblée dominicale en attente d’eucharistie.

Réflexions théologiques et pastorales

«Faites cela en mémoire de moi». La réponse de l’Église à la demande de Jésus, c’est l’Eucharistie. Faire mémoire n’est pas que le rappel ou le souvenir d’un événement passé ou d’un être disparu. Il s’agit d’une «mémoire vivante et efficace» qui rend actuel le sacrifice pascal du Seigneur Jésus. Il est nécessaire ici de bien comprendre le «mémorial» ou «l’anamnèse» selon la mentalité biblique. Lorsque les Juifs célèbrent le repas pascal en mémoire de la sortie d’Égypte, ils ont la conviction profonde de devenir les contemporains de cet événement passé et d’en profiter encore maintenant. Le mémorial est une action rituelle et symbolique, faite de paroles et de gestes, qui permet à une assemblée de se rendre présente à l’événement du passé et d’avoir part à ses bienfaits. Or l’eucharistie, comme mémorial, permet aux chrétiens et chrétiennes de tous les temps d’avoir part au mystère de la mort et de la résurrection de Jésus qu’il a exprimé de façon symbolique lors de son dernier repas.
Puisque l’eucharistie est le mémorial de la mort et de la résurrection de Jésus, elle est un sacrifice. Elle est l’actualisation sacramentelle de sa Pâque accomplie une fois pour toutes. Rien de nouveau du côté du Christ; ce qui est nouveau, c’est la participation de telle ou telle communauté. On peut donner les exemples suivants : la source ne change pas quand l’assoiffé vient y boire et le soleil ne s’enrichit pas quand le pauvre profite de ses rayons. Ainsi les nombreuses messes ne changent rien au Christ, mais tout à nous-mêmes. Devenus corps et sang du Christ ressuscité, le pain et le vin sont présentés à Dieu le Père comme le seul sacrifice qui soit digne de lui pour le salut de l’humanité, le seul sacrifice qui nous donne accès à Dieu.
C’est l’Esprit qui rend présent celui dont nous faisons mémoire. La prière eucharistique comprend deux «épiclèses» qui sont des demandes à Dieu le Père d’envoyer son Esprit. L’une sur le pain et le vin, avant le récit de l’institution, pour qu’ils deviennent le corps et le sang du Christ; l’autre, après la consécration, sur l’assemblée pour qu’elle devienne le corps du Christ. Ce n’est pas le prêtre qui consacre le pain et le vin, mais bien l’Esprit. C’est pourquoi il adresse à Dieu le Père cette prière, avant de prononcer les paroles de l’institution ou de la consécration : «Sanctifie ces offrandes en répandant sur elles ton Esprit; qu’ellesdeviennent pour nous le corps et le sang de Jésus, le Christ, notre Seigneur» (deuxième prière eucharistique).
La présence du Christ dans la célébration de l’eucharistie est une donnée essentielle de la foi de l’Église. Il y a une grande différence entre «être là» et «être présent». La présence se réalise entre personnes. On est présent à quelqu’un par une médiation : un regard, un geste, une parole. Or dans la célébration de l’eucharistie, le Christ ressuscité qui est invisible se rend présent par diverses médiations. Vatican II précise que le Christ se rend présent réellement de quatre manières : présence du Christ dans l’assemblée, là où deux ou trois se réunissent en son nom (Mt 18, 20), dans le ministre ordonné qui préside, dans la Parole proclamée et accueillie par la foi et dans le pain rompu et la coupe de vin partagée.5 Toutes ces façons pour le Christ d’être présent à nous sont réelles. Le Concile exprime la foi de l’Église en affirmant que le Christ se rend présent «au plus haut point» dans le pain et le vin eucharistiés. En effet, le pain et le vin, apportés sur l’autel, cessent d’être du pain et du vin. Par l’action de l’Esprit et en vertu des paroles du Christ prononcées par le prêtre, ils deviennent dans leur être profond le corps et le sang du Christ. Leur apparence n’est pas changée, mais leur être profond que nous appelons «substance». C’est pourquoi nous pouvons parler de «transsubstantiation». Le pain et le vin consacrés sont donc soustraits à l’usage humain; désormais, ils sont le pain et le vin de Dieu qui nous permettent d’avoir part à la vie du Christ et unissent en lui tous ceux et celles qui les reçoivent. C’est une présence sacramentelle du Seigneur Jésus mais qui n’en est pas moins réelle. Après la célébration, ce qui reste du pain consacré est conservé avec vénération au tabernacle pour être distribué aux malades qui ne peuvent venir à la messe et aussi pour entretenir et développer notre foi au Christ qui se donne à nous comme un pain vivant.
La présence réelle et véritable du Christ sous les espèces du pain et du vin trouve son fondement dans la parole de Jésus : «Ceci est mon corps…Ceci est mon sang». Dans le langage de la Bible, le mot «corps» ne désigne pas seulement une partie de l’être humain, mais toute sa personne en tant qu’elle s’exprime et qu’elle est en relation avec les autres et l’univers. Or quand il est dit : «Ceci est mon corps livré pour vous», il s’agit de la présence de Jésus Christ, qui s’offre lui-même en sacrifice pour nous. Pareillement, le mot «sang», dans le langage sémitique, signifie le principe vital de l’être humain. Le sang «qui est versé pour la multitude» signifie donc Jésus lui-même qui donne sa vie pour nous.Il est important de saisir que la célébration de l’eucharistie est une action communautaire et ecclésiale. L’eucharistie n’est jamais privée. L’Église fait l’eucharistie, et l’eucharistie fait l’Église. Nous ne pouvons pas être chrétiens sans l’eucharistie. Elle constitue la dernière étape de l’initiation sacramentelle. En conséquence, elle favorise l’identité chrétienne. Nous ne pouvons pas célébrer l’eucharistie, qui est le mémorial du geste de Jésus qui a donné sa vie pour le salut de l’humanité, sans être entraînés dans une existence qui s’inspire de lui, sans devenir pain rompu et coupe d’alliance partagée. Chaque eucharistie nous invite à mener une existence eucharistique ou d’action de grâce. Pour rendre grâce, il est requis d’abord de voir Dieu à l’œuvre dans nos vies, dans l’Église et dans le monde. Ensuite, nous nous tournons vers lui, la source de tout bien, dans une attitude d’admiration et de joyeuse gratitude. Nous ne pouvons pas communier à l’unique pain de vie sans devenir le Corps du Christ. L’eucharistie fait de nous des chrétiens et des chrétiennes debout, des disciples vraiment vivants de Jésus ressuscité.

Qui peut communier ?

Cette question, nous ne pouvons pas l’éviter. N’oublions pas que l’eucharistie est le repas que le Seigneur Jésus préside, lui qui est venu «chercher et sauver ceux qui étaient perdus». C’est la raison pour laquelle la Tradition de l’Église a toujours considéré que ce sacrement remettait les péchés. Si ce n’était pas le cas, on comprendrait mal pourquoi la célébration comporte autant d’appels à la miséricorde de Dieu.
Pourtant, dès les premières générations chrétiennes, il apparaît que certaines conditions sont requises pour partager le corps et le sang du Christ. «Celui qui mangera le pain et boira la coupe du Seigneur indignement, écrit Paul aux Corinthiens, se rendra coupable envers le corps et le sang du Seigneur. Que chacun s’éprouve soi-même avant de manger ce pain et boire cette coupe; car celui qui mange et boit sans discerner le corps, mange et boit sa propre condamnation» (I Cor 11, 27-29). Or quelle «dignité» la communion requiert-elle des pécheurs que nous sommes ? Il s’agit d’être en accord avec le mystère de foi que nous célébrons. En effet comment célébrer le sacrement de l’unité, si nous nous sommes divisés et si nous refusons de partager ? C’est mal «discerner le corps du Christ», que de susciter les divisions et de refuser de partager avec les autres. Le message de Jésus est clair : «Quand tu vas présenter ton offrande à l’autel, si tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande, devant l’autel, et va te réconcilier avec ton frère; viens alors présenter ton offrande» (Mt 5, 23-24). Celui qui peut communier est celui qui accepte la vérité de l’eucharistie. Il y a des situations complexes dans nos communautés, notamment celles desdivorcés remariés que la discipline de l’Église tient éloignés de la communion. La raison : se trouvant en rupture d’alliance par leur seconde union, ils ne peuvent participer pleinement à l’eucharistie, sacrement de «l’alliance nouvelle et éternelle». Tout en respectant l’enseignement de l’Église, mais en faisant appel à d’autres données de l’Écriture et la Tradition, des divorcés remariés prennent en conscience la décision de communier.
L’eucharistie est le troisième sacrement de l’initiation chrétienne. Elle en est l’accomplissement. Dans le cas d’un baptême d’adulte, les trois sacrements de l’initiation sont célébrés dans une même liturgie. Les Églises d’Orient ont conservé cette unité visible de l’initiation. Les trois sacrements sont donnés dans la même célébration aux petits enfants, par le prêtre généralement. En Occident, la confirmation des enfants, réservée à l’évêque ou à son délégué, a été le plus souvent séparée de leur baptême et de leur première communion. Depuis que Pie X a encouragé la communion pour les enfants d’âge de raison, la première communion a précédé la confirmation conférée plus tard. Par souci de fidélité à l’ordre des sacrements, certains diocèses proposent de célébrer la confirmation et même le premier pardon avant la première communion. Il n’est pas facile de trouver une solution à l’ordre des sacrements qui respectent à la fois la signification des sacrements et la préparation des enfants.

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